L'atelier de GUY

Guy Seguin maquettiste arsenal FPMM

Je vous présente une charpente d'un bateau provençal qui se fabriquait et s'utilisait de Toulon à Sète "Le Mourre de Pouar" (museau de cochon en provençal), appelée ainsi par rapport au guibre sur son étrave, sans doute par nostalgie en pensant au guibre d'étrave qui ornait la proue des anciennes galères, comme le souligne Jules Vence dans son ouvrage de 1895.

La charpente exposée est celle du Mourre de Pouar "Le Saint Lazare", qui a pu survivre jusqu'à nos jours et qui est actuellement exposée au musée de Douarnenez.

Cette une embarcation de 25 pans (le pan = 0,25 m) à l'échelle de 1/10ème.

Dans l'ouvrage de Jules Vence, nous avons la chance d'avoir un devis de construction de l'époque (XIXème) :

coque et mature : 2 800 frs

voilure :   550 frs

grément :  150 frs

calfatage, peinture, accastillage : 1 500 frs

Total :   5 000 francs (fin 19ème)

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2e épisode

Le franc de cette époque correspond à 3,27 euros, ce qui nous ferait un devis actuel de 16 500 euros agrémenté de la TVA, bien sur …..

Le tracé de ces embarcations de petit tonnage était réalisé au gabarit de Saint Joseph, méthode qui utilisait 1/2 mètre couple (en simplifiant au maximum mon explication) et pouvait éviter le tracé de grandeur nature. Il était un objet précieux qui détenait toute la qualité spécifique de la construction et la marque de fabrique du chantier.

Le traçage était fait par le patron du chantier.

La solidité de ses varangues plates permettait de haler le bateau facilement à terre ; mais si ses varangues permettaient une solidité et une manœuvre de tirage à terre, elles n’étaient pas compatibles avec l’installation d’un bâti moteur et l’échantillonnage de l’étambot n’était pas fait pour recevoir le passage d’un arbre d’hélices et c’est essentiellement la cause de la disparition de ce modèle de bateau. D’autre part, le prix était beaucoup plus élevé que celui des barquettes construites par les charpentiers qui nous arrivaient d’Italie et surtout la barquette pouvait supporter l’installation du moteur.

A noter toutefois, que le Mourre de Pouar a servit comme bateau pilote pour le port de Marseille.

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La solidité de ses varangues plates permettait de haler le bateau facilement à terre ; mais si ses varangues permettaient une solidité et une manœuvre de tirage à terre, elles n’étaient pas compatibles avec l’installation d’un bâti moteur et l’échantillonnage de l’étambot n’était pas fait pour recevoir le passage d’un arbre d’hélices et c’est essentiellement la cause de la disparition de ce modèle de bateau. D’autre part, le prix était beaucoup plus élevé que celui des barquettes construites par les charpentiers qui nous arrivaient d’Italie et surtout la barquette pouvait supporter l’installation du moteur.

A noter toutefois, que le Mourre de Pouar a servit comme bateau pilote pour le port de Marseille.

Fédération Patrimoine Maritime Méditerranéen