Hommage à Noëlle Duck

Noëlle DUCK est partie à l’automne 2021 pour ces rivages mystérieux de l’au-delà, victime d’une longue maladie comme il convient de le dire.

Née le 13 février 1940 en Belgique, venue en France très jeune, elle est devenue Française.

Établie plus tard à Hyères, où elle repose désormais, dans cette Provence littorale qu’elle adorait autant que la mer.

Elle fut aubergiste, antiquaire décoratrice mais, surtout, journaliste.

Rédactrice en chef de "Yatch Club International" puis de "Mer & Bateaux" ; collaboratrice du "Figaro méditerranée" et aussi d’une revue de plongée. En 2015 où elle a pris sa retraite et s’est mise au service du Yacht Club de Monaco avec une mission d’archiviste rédactrice.

Elle fut en effet une grande spécialiste du Yachting Classique, ayant traduit de l’anglais ou de l’italien plusieurs livres sur le sujet : « William Fife » (1998) ; « Charles E. Nicholson » de William Collier ; « L’épopée des derniers grands voiliers » d’Alan John Villiers ; « Yacht design » de Franco Giorgetti. Elle a également écrit un Guide des Yachts Classiques - 2004 – Gallimard et le très beau « Nioulargue – Voiles de Saint-Tropez » illustré par Gilles Martin-Raget, et aussi «15

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 metri S.I. e non solo » avec Andrea Pisapia et Carlo Borlenghi. Ou encore « La planche à voile » avec Bruno Peyron et Joël Bordier.

Elle est également auteure de « La malédiction du Général Grant », récit historique paru en 1989 qui ne traite pas de la guerre de Sécession, mais d’un navire de commerce dont le parcours fut marqué par le mauvais sort, et qui portait le nom de ce général.

Cap-hornière, Chevalier dans l’Ordre National du Mérite Maritime, elle déclara à l’Amiral Georges Prud’homme qui lui en a remis l’insigne : « J'ai apporté ma pierre à la restauration du patrimoine maritime méditerranéen. Saint-Tropez était une vitrine qui a encouragé des propriétaires à faire des restaurations… ».

C’est elle, effectivement, qui a créé la manifestation « Voiles latines de Saint Tropez » au début de ce siècle, et a poussé les associations participantes à se fédérer. Ainsi est née en 2001 une fédération varoise des associations, devenue depuis la FPMM.

En 2009, elle a accepté de prendre une fonction de vice-présidente de la FPMM qu’elle a généreusement assurée. C’est à elle que nous devons les adhésions de nos amis italiens et tunisiens. C’est grâce à son entregent que nous avons pu construire le projet de Mémoire des ports de Méditerranée et le mener à bon port.

Amis, chaque fois qu’un responsable de collectivité publique porte intérêt à votre action ou à votre bateau, ayez une pensée pour Noëlle, qui, de son vivant a tant fait pour éveiller cet intérêt.

Jean-Louis Conil